
Il s'en prépare des choses
il s'en conçoit des rêves
il s'en construit des utopies
il s'en imprime des manifestes
dans les cuisines et les salons, sur les comptoirs ou sous les couettes, derrière son chariot de courses, coincé dans nos voitures ou en gobant les inepsies télé-radio.
Il s'en montre des poings
il s'en crie des slogans
il s'en lance des pierres
il s'en brûle des BM
de derrière nos carreaux, bien à l'abri au coin du feu, collé au radiateur, à critiquer ceux qui défilent et qui s'expriment.
H.F Thiéfaine "Quand la banlieue descendra sur la ville"
Combattants dans les rues qui puent la trique
la moiteur rance et la mauvaise conscience
gargouilles ricanantes aux vitrines gothiques
dans la noria des brancards en cadence
on n'entend plus crapuler dans le vent
les discours des leaders et des tribuns
tous les mornes aboyeurs de slogans
les sycophantes et les théoriciens
Bourgeoises hallucinées dans les poubelles
qu'elles n'auraient jamais dû quitter naguère
quatre-vingt-neuf c'était leur truc à elles
maintenant ça change de date partenaires
j'espère que l'on assassinera Mozart
et sa zikmu pour noces et matchs de foot
et qu'y aura du beau tag sur ces boulevards
plus spleeneux qu'une seringue aprés un shoot
quand la banlieue descendra sur la ville
pour la grande razzia des parias
quand la banlieue descendra sur la ville
pour le grand basta des rastas
eh mec tu t'acharnes à tirer les stores
pour te cacher de la rue en chaleur
et tu dis du bout de tes dents en or:
"dommage que Dieu soit plus à la hauteur"
faut être saturé d'un rare espoir
pour danser dans les ruines des limousines
y a ta bm qui crame sur le trottoir
dis-toi qu'c'est beau comme un choeur d'orphelines
quand la banlieue descendra sur la ville
quand la banlieue descendra sur la ville
mercenaires de lilith contre miliciens d'eve
dans la fumée des incendies sanglants
la rue s'effondre et le peuple se lève
et j'avoue qu'ça m'laisse pas indiffèrent
je débouche un autre vieux corton-charlemagne
en compagnie de ravissantes call-girls
qui fument joyeuses en dégrafant leurs pagnes
de la sinsémilla dans leur brûle-gueule
quand la banlieue descendra sur la ville
pour la grande razzia des parias
quand la banlieue descendra sur la ville
pour le grand basta des rasta.
Et jamais l'envie qui démange enfin
d'aller, d'aller, d'aller, d'aller... un peu plus loin.
il s'en conçoit des rêves
il s'en construit des utopies
il s'en imprime des manifestes
dans les cuisines et les salons, sur les comptoirs ou sous les couettes, derrière son chariot de courses, coincé dans nos voitures ou en gobant les inepsies télé-radio.
Il s'en montre des poings
il s'en crie des slogans
il s'en lance des pierres
il s'en brûle des BM
de derrière nos carreaux, bien à l'abri au coin du feu, collé au radiateur, à critiquer ceux qui défilent et qui s'expriment.
H.F Thiéfaine "Quand la banlieue descendra sur la ville"
Combattants dans les rues qui puent la trique
la moiteur rance et la mauvaise conscience
gargouilles ricanantes aux vitrines gothiques
dans la noria des brancards en cadence
on n'entend plus crapuler dans le vent
les discours des leaders et des tribuns
tous les mornes aboyeurs de slogans
les sycophantes et les théoriciens
Bourgeoises hallucinées dans les poubelles
qu'elles n'auraient jamais dû quitter naguère
quatre-vingt-neuf c'était leur truc à elles
maintenant ça change de date partenaires
j'espère que l'on assassinera Mozart
et sa zikmu pour noces et matchs de foot
et qu'y aura du beau tag sur ces boulevards
plus spleeneux qu'une seringue aprés un shoot
quand la banlieue descendra sur la ville
pour la grande razzia des parias
quand la banlieue descendra sur la ville
pour le grand basta des rastas
eh mec tu t'acharnes à tirer les stores
pour te cacher de la rue en chaleur
et tu dis du bout de tes dents en or:
"dommage que Dieu soit plus à la hauteur"
faut être saturé d'un rare espoir
pour danser dans les ruines des limousines
y a ta bm qui crame sur le trottoir
dis-toi qu'c'est beau comme un choeur d'orphelines
quand la banlieue descendra sur la ville
quand la banlieue descendra sur la ville
mercenaires de lilith contre miliciens d'eve
dans la fumée des incendies sanglants
la rue s'effondre et le peuple se lève
et j'avoue qu'ça m'laisse pas indiffèrent
je débouche un autre vieux corton-charlemagne
en compagnie de ravissantes call-girls
qui fument joyeuses en dégrafant leurs pagnes
de la sinsémilla dans leur brûle-gueule
quand la banlieue descendra sur la ville
pour la grande razzia des parias
quand la banlieue descendra sur la ville
pour le grand basta des rasta.
Et jamais l'envie qui démange enfin
d'aller, d'aller, d'aller, d'aller... un peu plus loin.
l'envie bien sur, mais aussi la peur , de contrarier notre confort, nos habitudes.
RépondreSupprimerS
Comment ne pas se joindre à ton texte et à celui de Thiéfaine ?
RépondreSupprimerIl est vrai que notre petit confort nous endort mais on peut se donner le pouvoir de boycotter ...J'essaye de le faire à mon échelle pour ne pas abonder dans leurs escarcelles en devenant quelque fois rebelle ... :o)
Douce journée ...
Je connaissais de thièfaine quelques morceaux , suis allé écouter celui-ci. Vais m'acheter le cd . Amitiés
RépondreSupprimerCa balance ici !
RépondreSupprimer:-)))
"Vous êtes prié de laisser l'État dans les toilettes où vous l'avez trouvé"
HFT
Bises
Bien joué lidia, l'ascenseur de 22H43 est arrivé. Bises
RépondreSupprimerprécaire le travail
RépondreSupprimerquelques heures par ci, un peu plus par là
pas besoin de vous mademoiselle
vous êtes trop...pas assez...pas à la norme
arretez de sourire et allez voir ailleurs !
pécaire les amours
pas besoin de vous ma belle
quelques heures par ci, plus du tout par là
la place est déjà prise,
vous êtes trop...pas assez...pas au bon moment
revenez on réexaminera votre candidature!
..................
Il y a de quoi hurler et battre le pavé
mais parfois même ça c'est trop dur
et alors on se pelotonne près du radiateur, au fond de son lit, enfouie sous la couette, on ne critique personne on attend que les rêves reviennent...
C
(bonne manif à ceux qui ont pu la faire et hurler pour nous )
Ce texte est tellement d'actualité en cette journée de grève...
RépondreSupprimerBien à vous M'sieur Th...
Bises
C.